Les mystères de la religion des Celtes

Les mystères de la religion des Celtes
Kojak il y a 10 mois


Comment étaient régies et qui édictait les règles de la religion Celtes ?

La religion

La religion des Celtes était fortement imprégnée de spiritualisme. Les Celtes ne statufiaient pas leurs dieux. Quand ils envahirent le temple de Delphes, ils demeurèrent surpris devant les statues des dieux et héros mythologiques de la Grèce antique. On cite comme étant leurs principaux dieux: DISPATER, père de tous les hommes, dieu de la nuit et de la mort TEUTATES, ESUS, TARANIS, LUG... Mais chaque peuplade avait ses dieux particuliers dont ils cherchaient à se concilier les faveurs, le même dieu pouvant prendre d'une région à l'autre une vocation différente. Dans le peuple des campagnes, les rites agraires revêtaient une particulière importance.

Le culte ne se célébrait pas dans des temples, mais au contact de la nature, de préférence dans les clairières sacrées ou nemeton. La tradition rapporte que le gui et la verveine étaient les plantes les plus sacrées. Le gui se cueillait sur les chênes au cours de cérémonies imposantes. Peut-être parce que les chênes qui portent du gui sont très rares. Il en existe très peu en Bretagne. Le parc du petit séminaire de Sainte-Anne-d'Auray en possède un, fort remarquable.

Les Celtes croyaient à la transmigration des âmes, ces dernières aboutissant finalement à une sorte de paradis suprême, le Gwenva, lieu de béatitude et de paix éternelle. Leur croyance à l'immortalité de l'âme était si forte qu'ils se prêtaient volontiers de l'argent remboursable dans l'autre monde.

 


Le panthéon celtique

Terre-Mère et Père tribal
"C'est moi la mère naturelle de toute choses, la maîtresse de tous les éléments, l'origine des mondes, la divinité suprême, la reine de tous ceux qui sont aux enfers, la première des habitants des cieux, la forme unique de tous les dieux et de toutes les déesses."Apulée

Les Celtes avaient apportés aux hommes de l'ère mégalithique une religion nouvelle, ce qui ne veut pas dire qu'ils avaient fait table rase des croyances et des rites du "peuple le plus religieux de la terre". Le druidisme incorporait les anciens cultes agraires et naturalistes avec leur auréole de magie. Mais la religion s'est virilisé; le culte de la Déesse-Mère a été relégué au second plan, derrière celui des dieux mâles. Les symboles solaires ont supplantés les symboles lunaires. L'antique terreur devant l'inconnu de l'Au-delà, devant la déesse de la mort, les génies malfaisants et les âmes des trépassés, a fait place aux prospectives optimistes d'une seconde vie dans la félicité des Iles d'Éternelle Jeunesse. Les modes de pensée même se sont modifiés: l'art et la philosophie ne sont plus dominés par des conceptions dualistes (deux est le chiffre féminin par excellence) mais par l'idéal de la triade: trimarcisia (unité de combat), triskel (motif décoratif composé de trois éléments tournant autour d'un même point central et figurant l'eau, la terre et le feu),...

Ainsi que tous les Indo-Européens, les Celtes conçoivent la divinité suprême comme une trinité. Lorsque sous la domination romaine, ils se mirent à sculpter l'image des dieux, ils les représentèrent avec trois têtes. Mais, contrairement aux dieux gréco-romains, les dieux celtiques ne sont pas des personnages distincts ayant chacun son individualité et ses attributs propres : ce sont des aspects divers de la transcendance infinie. Aussi la trinité peut-elle être adorée sous des appellations différentes:

Esus-Teutates-Taranis, Ogmios-Cernunnos-Belenos, Sukellos-Nantosuelta-Maponos. La principale caractéristique des dieux celtes est leur ambiguïté et leur polyvalence. Ils sont tous le Dagda ("le dieu bon à tout") et il n'y a pas plus de distinction à faire entre Maponos et Toutiorix qu'entre l'Enfant Jésus et le Christ-Roi. De même, toutes les divinités féminines sont un aspect de la Déesse-Mère (la Mórrígan de la littérature irlandaise). Chaque teuta a son "Teutates" qu'elle qualifie de noms différents, tout comme aujourd'hui, on rend des cultes concurrents à Notre-Dame du Folgoët, à Notre-Dame de Rumengol, à Notre-Dame de la Joie, du Bon-Secours, de la Clarté,... Si plus de 400 dieux ont été recensé, plus des trois-quarts n'apparaissent qu'une fois.

Les principaux dieux celtes continentaux semblent cependant avoir été:

  • Sukellos, dieu portant une grosse massue et dont le chaudron magique inépuisable assure subsistance, résurrection mais surtout jeunesse et inspiration.
  • Lug (apparaissant avec deux frères), le dieu solaire jeune et beau qui finit par détrôner Sukellos
  • Belenos à qui sont dédiés les sommets sur lesquels étaient allumés les feux sacrés (équivalent de saint-Michel),
  • Cernunnos, dieu cornu, maître de la vie animale et végétale, christianisé en saint Cornély ou saint Corneille.

Certaines déesses s'attachèrent également la dévotion populaire:

  • Anna qui hérita des attributions de la Déesse-Mère pré-celtique,
  • Brigitte (ou les Trois Brigittes), elle-aussi Déesse-Mère, déesse de la fécondité qui préside aux accouchements, Epona (parfois nommés Eponabus, pluriel -> triade?) "la jument" qui emmène au galop les âmes vers l'Autre-Monde.

La relation établie entre Dagda le masculin (personnification clanique de toutes les aptitudes) et Morrigan la féminine (terre, fécondité mais aussi génératrice de peur et d'irrationalité) permet de tout expliquer: le bien et le mal, le rationnel et l'irrationnel, le courage et la peur. La vie résulte des effets combiné des ces éléments complémentaires.

 




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